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Revue de presse mobilité (du 20 au 27 février 2026)

Publié le 27 février 2026

La revue de presse est une synthèse des principaux sujets d’actualité que nous avons repérés et sélectionnés dans le but de vous permettre de vous tenir informé rapidement sur les grandes thématiques de la mobilité suivies par le MAP.

Les grandes rubriques abordées : Technologie - Energies - Connectivité / Société - Usages - Consommation / Juridique - Réglementation / Sécurité routière / Infrastructures de transport.

Accessibilité : L’intégralité de cette revue de presse est accessible aux membres Club Actu.

Fréquence : Hebdomadaire.

Période : 20 au 27 février 2026

 

Télécharger la synthèse de la revue de presse au format PDF   Uniquement pour les abonnés Club actu

 

Technologie, Energies & Connectivité

Mobilité électrique : un projet d’usine Seveso en zone inondable crée des remous près de Bordeaux

AFP – 22 février 2026

Points clés & enjeux

Le projet EMME (Electro Mobility Materials Europe) prévoit l’implantation, sur le Grand port maritime de Bordeaux, d’une raffinerie de métaux stratégiques destinés aux batteries de véhicules électriques. Classé Seveso seuil haut, le site serait installé sur 32 hectares en zone inondable, en bord de Garonne.

Raffinage prévu : 20 000 tonnes de nickel et 3 000 tonnes de cobalt transformées en sulfates pour batteries.

Investissement annoncé : 500 millions d’euros.

200 emplois directs promis.

Objectif : couvrir plus de 30 % des besoins français en matériaux pour la mobilité électrique.

Mise en service envisagée : 2028.

Le gouvernement qualifie le projet d’« importance stratégique » pour la souveraineté nationale et la transition écologique. Mais il suscite une forte opposition locale, environnementale et politique, en raison du risque hydrologique et de la présence d’une zone humide protégée.

Chiffres clés

20 000 tonnes de nickel raffinées par an

3 000 tonnes de cobalt

500 M€ d’investissement

200 emplois directs

32 hectares

+27 % de hausse des morts sur les routes de l’Eure entre 2019 et 2024 (élément de contexte sur tensions locales autour des politiques publiques)

Citations

« Comment peut-on manipuler des produits à haute toxicité aquatique en zone inondable ? »

« Les experts ont dimensionné les simulations hydrauliques au-delà de la réglementation. »

« Il est impossible juridiquement de construire à cet endroit. »

Résumé journalistique : Le projet EMME cristallise les tensions autour de la réindustrialisation verte. Implantée entre Parempuyre et Blanquefort, l’usine doit produire des sulfates de nickel et de cobalt destinés aux batteries de véhicules électriques. Le site, en bordure immédiate de la Garonne, sera classé Seveso seuil haut en raison de la toxicité aquatique des produits manipulés. Les porteurs du projet assurent avoir anticipé le risque inondation par une surélévation des installations et des simulations hydrauliques renforcées. Les commissaires enquêteurs ont d’ailleurs rendu un avis favorable, estimant que les mesures de compensation environnementale dépassaient les exigences réglementaires. Mais l’opposition est vive. Douze associations dénoncent une incohérence avec le schéma de cohérence territoriale (Scot), qui protège précisément cette zone humide. La Sepanso a saisi le Conseil d’État pour contester le décret classant le projet d’intérêt national majeur. Des élus locaux, y compris écologistes, demandent une étude indépendante. Le projet divise également politiquement : soutenu par les présidents socialistes de la région et de la métropole, il est contesté par certaines communes riveraines, marquées par les inondations passées, notamment lors de la tempête Xynthia. Au-delà du cas bordelais, l’affaire illustre la tension structurelle entre souveraineté industrielle, impératif de transition énergétique et acceptabilité environnementale locale.

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Lhyfe maintient son plus grand projet d’électrolyseur en France

La Tribune – 21 février 2026

Points clés & enjeux

Malgré un contexte difficile pour la filière hydrogène, Lhyfe confirme son projet stratégique au Cheylas (Isère).

Capacité prévue : 10 MW d’électrolyse (plus grand site français du groupe).

Production : 600 tonnes d’hydrogène par an (1,6 tonne/jour).

Investissement estimé : près de 30 M€.

Aides publiques : 5,5 M€ (Fonds de Transition Juste) + 0,75 M€ (Clean Hydrogen Partnership).

Mise en production : fin 2026.

Le projet vise à alimenter les stations hydrogène régionales et des industriels (microélectronique, métallurgie, chimie), remplaçant l’hydrogène gris.

Chiffres clés

10 MW de capacité

600 tonnes/an d’hydrogène

30 M€ d’investissement estimé

50 cars rétrofités à l’hydrogène en Auvergne-Rhône-Alpes

Objectif national : 8 GW d’électrolyse installée d’ici 2035

Citations

« Le Cheylas fait partie des projets stratégiques sur lesquels nous mettons tous les efforts. »

« L’énergie redevenant centrale, ce site générera des emplois indirects. »

Résumé journalistique : Dans un climat marqué par des incertitudes économiques et des réductions d’effectifs envisagées, Lhyfe confirme le maintien de son plus grand projet français. Installé sur une friche industrielle en Isère, l’électrolyseur de 10 MW doit produire de l’hydrogène vert destiné prioritairement aux mobilités hydrogène régionales. Un contrat de dix ans a été signé avec la coentreprise HYmpulsion, chargée de développer les infrastructures hydrogène en Auvergne-Rhône-Alpes. L’hydrogène servira notamment à alimenter les 50 cars rétrofités commandés par la région. Le projet vise également des débouchés industriels locaux, notamment dans la microélectronique, où la pureté du gaz constitue un enjeu technique majeur. Les travaux avancent, malgré des contraintes supplémentaires liées à la dépollution du site. En parallèle, Lhyfe étudie un autre projet en Savoie, potentiellement lié à la décarbonation de la sidérurgie. Mais ce dossier reste conditionné à son montage financier. L’article souligne ainsi la fragilité du modèle économique de l’hydrogène vert, dépendant des soutiens publics, des volumes industriels et de la montée en charge des usages.

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