Revue de presse mobilité (du 16 au 23 janvier 2026)
Publié le 23 janvier 2026
La revue de presse est une synthèse des principaux sujets d’actualité que nous avons repérés et sélectionnés dans le but de vous permettre de vous tenir informé rapidement sur les grandes thématiques de la mobilité suivies par le MAP
Les grandes rubriques abordées : Technologie - Energies - Connectivité / Société - Usages - Consommation / Juridique - Réglementation / Sécurité routière / Infrastructures de transport.
Accessibilité : L’intégralité de cette revue de presse est accessible aux membres Club Actu.
Fréquence : Hebdomadaire.
Période : 16 au 23 janvier 2026
Télécharger la synthèse de la revue de presse au format PDF
Uniquement pour les abonnés club actu
Technologie, Energies & Connectivité

Quand les start-up chinoises de la tech prennent le volant
Le Monde – lundi 19 janvier 2026
Points clés & enjeux
• L’automobile chinoise change de nature : l’entrée massive d’acteurs issus de la tech (e-commerce, logiciel, smartphone) transforme le véhicule électrique en produit “software-defined” (mises à jour à distance, logique d’itération rapide, collecte de données, IA embarquée).
• Écosystème chinois “accélérateur” : taille du marché, infrastructures de recharge, soutien public, chaîne d’approvisionnement complète (batteries) et abondance d’ingénieurs constituent un environnement propice à des cycles d’innovation plus courts et à une industrialisation rapide.
• Concurrence systémique : ces acteurs combinent maîtrise industrielle et maîtrise logicielle, là où des géants occidentaux (ex. plateformes numériques) sont restés cantonnés à des rôles de fournisseurs.
• Plateformes communes et mises à jour OTA : standardisation (châssis/batterie/architecture électrique-numérique) + correctifs logiciels à distance = baisse des coûts, amélioration continue, accélération du time-to-market.
• Pression sur les constructeurs historiques : l’article décrit des signaux de réaction en Europe et ailleurs (réorganisations, localisation de la R&D et des décisions), illustrant une recomposition des chaînes de valeur au profit du logiciel, de la donnée et des talents IA.
• Enjeux de consolidation : la multiplication des marques “tech-auto” s’accompagne d’une sélection naturelle (ventes en baisse, arrêts de production), suggérant une phase de fusions/alliances et d’internationalisation contrainte pour atteindre l’échelle critique.
Chiffres clés
• 2025 : 12,9 millions de véhicules à énergie nouvelle (hybrides + électriques) vendus en Chine (contre 11 millions en 2024).
• Part de BYD : 27,2 % des ventes chinoises de véhicules à énergie nouvelle en 2025.
• Parts des marques “tech” (Li Auto, XPeng, Xiaomi, Nio) : 3 % à 4 % chacune des immatriculations de véhicules à énergie nouvelle en Chine.
• 260 millions de “digital natives” (génération Z) en Chine.
• > 600 000 ingénieurs formés chaque année par les universités chinoises.
• Xiaomi : > 500 000 véhicules produits en moins de deux ans.
• Rémunérations talents : jusqu’à 250 000 dollars/an pour des profils recrutés aux États-Unis.
• XPeng : 8 000 ingénieurs titulaires de masters scientifiques.
Citations
• « Leur message pour nous est que ce sont des maisons intelligentes sur roues. »
• « Déjà un million de voitures produites, soit un million de “stories” à partager ! »
• « L’industrie automobile est en train de se fondre avec la robotique. »
• « Traverser la rivière en tâtonnant pierre par pierre. »
• « La probabilité que Nio, XPeng et Li Auto survivent de manière indépendante… est quasiment nulle ; ils doivent fusionner, coopérer ou s’étendre à l’international… »
Résumé journalistique : L’article décrit la montée en puissance, en Chine, de constructeurs automobiles issus de la tech – XPeng, Xiaomi, Nio, Li Auto, ou encore des marques développées via des alliances avec Huawei – qui redéfinissent la voiture électrique comme un produit piloté par le logiciel. À l’occasion du Salon automobile de Bruxelles, l’exemple de la XPeng P7+ est présenté comme emblématique : communication centrée sur l’IA, mises en scène inspirées des réseaux sociaux, et promesse d’un véhicule pensé comme un “logiciel roulant”. Cette approche reflète un basculement plus large : des entrepreneurs venus de l’e-commerce, du smartphone ou du numérique ont réussi à intégrer des systèmes électroniques et des logiciels avancés au sein d’un objet industriel complexe, là où de grands acteurs technologiques américains ont renoncé à construire une voiture complète, préférant fournir des briques technologiques. Le texte insiste sur les facteurs structurels qui favorisent cette hybridation tech-auto : la Chine est à la fois un marché immense et en forte croissance pour l’électrique et l’hybride rechargeable, doté d’infrastructures de recharge développées, d’une chaîne d’approvisionnement solide et d’un vivier massif d’ingénieurs. Ces conditions, combinées à des levées de fonds importantes, permettent des lancements rapides de modèles, souvent avec une logique de “version bêta” corrigée ensuite à distance grâce aux mises à jour logicielles. L’architecture de plateformes communes (châssis, batterie, architecture numérique) renforce cette capacité à décliner rapidement des gammes, tout en réduisant les coûts et les cycles de développement. L’article met aussi en perspective les limites de ce modèle. Certaines marques connaissent une chute des ventes ou arrêtent leur production, alimentant l’idée que le secteur est entré dans une phase de consolidation où la survie passera par des fusions, des coopérations ou l’exportation. La compétition s’étend enfin au terrain des talents : création de centres de recherche à l’étranger, recrutements dans les universités américaines, et ciblage de profils licenciés dans l’IA. Face à cette dynamique, des constructeurs historiques réagissent, à l’image de Volkswagen, qui renforce la localisation de ses décisions et de sa conception en Chine. L’ensemble dessine une industrie automobile de plus en plus structurée autour du logiciel, de la donnée et de l’IA, avec des effets directs sur les stratégies industrielles mondiales.
________________________________________
Véhicule autonome : pourquoi la révolution prendra plus de temps et coûtera beaucoup plus cher que prévu
Le Moniteur – mercredi 21 janvier 2026
Points clés & enjeux
• Retour au réalisme industriel : l’autonomie progresse (robotaxis, camions tests), mais la généralisation est repoussée ; les calendriers glissent et l’industrialisation révèle des coûts plus lourds que prévu.
• Recentrage sur l’assistance avancée : l’article souligne un mouvement de fond : le marché de masse privilégierait le L2+ (assistance sous supervision) plutôt que la bascule rapide vers le niveau 3, jugé complexe, coûteux et juridiquement sensible.
• Écart géographique : États-Unis et Chine concentrent les déploiements commerciaux ; l’Europe reste riche en pilotes mais avance plus lentement, ce qui pose un enjeu de compétitivité et de souveraineté technologique.
• Économie du “cas limite” : la principale difficulté devient la gestion de la multitude de situations rares (validation, sûreté, certification), qui rend l’autonomie coûteuse à industrialiser, notamment pour le transport routier.
• Régionalisation des piles technologiques : l’émergence d’un écosystème chinois autonome est anticipée, avec incertitude sur la convergence Europe/États-Unis ; la géopolitique pousse à la fragmentation.
• IA “de bout en bout” sous contraintes : promesse de performance et de coûts, mais obstacles de transparence, certification et contrôle, surtout aux niveaux d’autonomie les plus élevés.
Chiffres clés
• > 700 000 trajets hebdomadaires en robotaxis dans le monde.
• Glissement moyen : +1 à +2 ans pour l’adoption des fonctions de niveau 4 (vs projections 2023).
• Mise à l’échelle robotaxis : ~2030 (au lieu de 2029).
• Déploiements urbains L4 voitures particulières : ~2032.
• Transport routier autonome longue distance : ~2032 (phase réellement commerciale).
• États-Unis : > 450 000 courses autonomes hebdomadaires ; Chine : 250 000.
• Transport routier : coûts +50 % à +60 % vs projections précédentes (estimation mentionnée).
Résumé journalistique : Cet article s’appuie sur une enquête mondiale citée comme provenant de McKinsey pour dresser un constat : la révolution du véhicule autonome est engagée, mais son passage à l’échelle sera plus long et plus coûteux que les projections récentes ne le laissaient penser. Les robotaxis circulent déjà et des camions sans conducteur sortent des centres d’essais, mais la généralisation industrielle se heurte à une réalité de déploiement plus progressive. Selon les experts interrogés, les échéances d’adoption des fonctions de niveau 4 glissent en moyenne d’un à deux ans par rapport aux anticipations de 2023. La mise à l’échelle des robotaxis est désormais attendue autour de 2030, tandis que les déploiements urbains de voitures particulières de niveau 4, tout comme l’entrée dans une phase commerciale pour le transport routier autonome longue distance, seraient repoussés vers 2032. Un autre enseignement tient à la géographie des déploiements. L’article insiste sur le fait que les États-Unis et la Chine concentrent aujourd’hui l’essentiel des services commerciaux, quand l’Europe, malgré de nombreux projets pilotes, avance plus lentement. Les raisons évoquées tiennent notamment à des cadres réglementaires plus favorables ailleurs, des capacités d’investissement plus fortes, des écosystèmes logiciels et IA plus matures, ainsi qu’à des environnements urbains et des infrastructures jugés plus propices aux essais à grande échelle. Sur le marché des voitures particulières, l’article met en avant une inflexion : une part importante d’experts considère désormais que, d’ici 2035, le cœur du marché reposera davantage sur des fonctions L2+ (assistance avancée sous supervision du conducteur) que sur une montée rapide en puissance du niveau 3. Le niveau 3 est présenté comme coûteux, complexe à valider et susceptible de rester cantonné au haut de gamme ou à des usages de niche, du fait des contraintes de développement, de validation et de responsabilité juridique. Le nœud de tension devient surtout économique : atteindre des niveaux élevés d’autonomie exige des investissements logiciels de plusieurs milliards de dollars, notamment pour traiter les “cas limites”, industrialiser les solutions et garantir des niveaux de sécurité compatibles avec une exploitation commerciale. Pour le transport routier, les coûts estimés progressent fortement. Enfin, l’article évoque la possible régionalisation des “piles technologiques”, avec l’anticipation d’un écosystème chinois largement autonome et des scénarios incertains entre l’Europe et les États-Unis. Dans ce contexte, les architectures hybrides mêlant IA “de bout en bout” et algorithmes classiques apparaissent comme une voie probable, mais leur déploiement reste conditionné par des exigences de sûreté, de certification et de transparence.
________________________________________
Silence moteur, choc technologique
L’Opinion – vendredi 23 janvier 2026
Points clés & enjeux
• La voiture électrique doit recréer du “désir” : le silence et l’absence de vibrations modifient l’expérience de conduite ; les constructeurs cherchent des leviers (design, technologies “spectaculaires”) pour différencier leurs modèles.
Sur le même thème
Revue de presse mobilité (du 9 au 16 janvier 2026)
La revue de presse est une synthèse des principaux sujets d’actualité que nous avons repérés et sélectionnés dans le but de vous permettre de vous tenir informé rapidement sur les grandes thématiques de la mobilité suivies par le MAP.
Revue de presse mobilité (du 2 au 9 janvier 2026)
La revue de presse est une synthèse des principaux sujets d’actualité que nous avons repérés et sélectionnés dans le but de vous permettre de vous tenir informé rapidement sur les grandes thématiques de la mobilité suivies par le MAP.
Revue de presse mobilité (du 19 décembre 2025 au 2 janvier 2026)
La revue de presse est une synthèse des principaux sujets d’actualité que nous avons repérés et sélectionnés dans le but de vous permettre de vous tenir informé rapidement sur les grandes thématiques de la mobilité suivies par le MAP.
Revue de presse mobilité (du 12 au 19 novembre 2025)
La revue de presse est une synthèse des principaux sujets d’actualité que nous avons repérés et sélectionnés dans le but de vous permettre de vous tenir informé rapidement sur les grandes thématiques de la mobilité suivies par le MAP.

