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Revue de presse mobilité (du 18 au 29 mai 2026)

Publié le 29 mai 2026

La revue de presse est une synthèse des principaux sujets d’actualité que nous avons repérés et sélectionnés dans le but de vous permettre de vous tenir informé rapidement sur les grandes thématiques de la mobilité suivies par le MAP.

Accessibilité : L’intégralité de cette revue de presse est accessible aux membres Club Actu.

Fréquence : Hebdomadaire.

Période : 18 au 29 mai 2026

Illustration Ferrai Luce 100 % électrique - Ferrari

 

 

 Télécharger la synthèse de la revue de presse au format PDF  Uniquement pour les abonnés club Actu

 

L'industrie automobile européenne entre dans une nouvelle phase de transformation. Face à l'accélération technologique chinoise, les constructeurs multiplient les investissements, les partenariats et les repositionnements stratégiques pour préserver leur compétitivité. Dans le même temps, l'électrification poursuit son déploiement mais se heurte encore à plusieurs défis : accessibilité économique, infrastructures de recharge, valorisation du marché de l'occasion et acceptation des nouvelles contraintes d'usage. 

Cette semaine, la revue de presse du MAP décrypte également les tensions croissantes entre objectifs environnementaux, souveraineté industrielle et attentes des citoyens, tandis que les innovations technologiques continuent de redéfinir le véhicule de demain.

Sommaire de la revue de presse :

Industrie automobile : réorganisation stratégique et souveraineté industrielle

Stellantis sécurise l'avenir de Mulhouse avec sa future plateforme électrique

Ferrari entre dans l'ère du 100 % électrique

L'offensive chinoise rebat les cartes de l'industrie automobile mondiale

Stellantis prépare une nouvelle génération de petites voitures électriques accessibles

Électrification : accessibilité, usages et acceptabilité du marché

Le leasing social s'ouvre aux véhicules électriques d'occasion

BMW questionne les usages réels des hybrides rechargeables

Les zones d'ombre de la recharge publique et de la tarification des bornes

Mobilités, réglementation et débat public

L'attachement des Français à l'automobile face aux objectifs de transition

Les ZFE au cœur des tensions entre environnement, mobilité et acceptabilité sociale

Technologies automobiles : vers le véhicule intelligent et communicant

L'éclairage automobile devient un outil de sécurité, de communication et d'assistance à la conduite

Industrie automobile : réorganisation stratégique et souveraineté industrielle

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Stellantis va produire de futures voitures électriques à Mulhouse

(Les Echos – 27 mai 2026)

Points clés & enjeux

Confirmation du rôle stratégique de la France dans le dispositif industriel européen de Stellantis.

Investissement majeur destiné à préparer la prochaine génération de véhicules électrifiés du groupe.

Sécurisation à long terme de l'activité du site de Mulhouse, confronté à une incertitude industrielle après 2028.

Développement d'une plateforme multi-segments capable d'accueillir différentes motorisations afin de préserver la flexibilité industrielle.

Illustration de la volonté des constructeurs de maintenir des capacités de production européennes tout en accompagnant la transition énergétique.

Enjeu de compétitivité industrielle face à la concurrence asiatique et nord-américaine.

Chiffres clés

1 milliard d'euros : investissement annoncé à Mulhouse.

2029 : démarrage prévu de la production de la nouvelle génération de véhicules électriques.

400 000 véhicules électriques : production attendue en France dès l'année suivante.

60 milliards d'euros : investissements mondiaux prévus par Stellantis d'ici 2030.

60 % : part des investissements destinés à l'Amérique du Nord.

2 milliards d'euros : investissements annoncés en France pour 2025.

39 000 salariés : effectifs de Stellantis en France.

12 usines : nombre de sites industriels exploités dans l'Hexagone.

15 % : part des effectifs mondiaux du groupe situés en France.

Citations

« Stellantis va investir à Mulhouse plus d'un milliard d'euros nouveaux pour produire une nouvelle génération de véhicules électriques à partir de 2029. »

« C'est un nouvel engagement d'un constructeur chez nous, qui offre un véritable avenir industriel à Mulhouse. »

« Le véhicule électrique est déjà une réalité, les chiffres en croissance constante. Il s'agit d'un levier de notre réindustrialisation. »

Résumé journalistique

Quelques jours après avoir présenté une stratégie donnant une place centrale au marché nord-américain, Stellantis a annoncé un investissement majeur destiné à son usine de Mulhouse. Le constructeur prévoit d'y produire à partir de 2029 sa nouvelle plateforme STLA One, appelée à devenir l'un des socles techniques les plus importants de son portefeuille. Cette plateforme a vocation à accueillir un large éventail de véhicules, allant de la citadine à la berline familiale. Sa particularité réside dans son architecture bi-énergie, permettant l'intégration de motorisations électriques ou thermiques selon les besoins des marchés et l'évolution de la réglementation. Le projet doit notamment permettre l'arrivée de la future Peugeot e-208, avant d'être déployé sur d'autres modèles des marques du groupe, notamment Alfa Romeo et Opel. Cette décision apporte de la visibilité au site alsacien dont les productions actuelles, les Peugeot 308 et 408, arriveront progressivement en fin de cycle à l'horizon 2028. Au-delà du cas mulhousien, cette annonce s'inscrit dans une logique plus large de réindustrialisation de la filière automobile française. Alors que la transition vers l'électrique impose d'importants investissements dans les plateformes, les logiciels et les batteries, les constructeurs cherchent à sécuriser leurs capacités de production européennes afin de préserver leur compétitivité et leur autonomie stratégique.

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Ferrari dévoile sa première voiture électrique

(AFP – 26 mai 2026)

Points clés & enjeux

Entrée officielle de Ferrari sur le marché du véhicule 100 % électrique.

Diversification de l'offre d'un constructeur historiquement associé aux motorisations thermiques hautes performances.

Adaptation progressive du segment du luxe aux exigences environnementales et réglementaires.

Illustration des hésitations persistantes du marché du véhicule électrique, y compris dans le haut de gamme.

Recherche d'un équilibre entre innovation technologique, image de marque et attentes de la clientèle.

Chiffres clés

Plus de 310 km/h : vitesse maximale.

Plus de 530 km : autonomie annoncée.

2,5 secondes : accélération de 0 à 100 km/h.

122 kWh : capacité de la batterie.

2,26 tonnes : poids du véhicule.

20 % : part visée des modèles électriques dans la gamme Ferrari en 2030.

40 % : objectif précédemment annoncé.

Citations

« Nous ouvrons un nouveau chapitre qui concrétise notre vision, renforçant ainsi la tradition de Ferrari qui consiste à anticiper et à façonner l'avenir. »

Résumé journalistique

Ferrari a présenté la Luce, premier véhicule entièrement électrique de son histoire. Avec ce modèle, le constructeur italien rejoint un mouvement déjà engagé par plusieurs acteurs du segment premium, notamment Porsche et Lamborghini. La Luce affiche des caractéristiques conformes aux standards de performance de la marque : plus de 310 km/h de vitesse maximale, une autonomie supérieure à 530 kilomètres et une accélération de 0 à 100 km/h en seulement 2,5 secondes. Son architecture repose sur une batterie de 122 kWh, ce qui en fait également le modèle le plus lourd jamais produit par Ferrari. Au-delà de la motorisation, cette voiture marque une rupture importante dans l'histoire de la marque. Il s'agit du deuxième modèle quatre portes commercialisé par Ferrari et du premier véhicule cinq places de son catalogue. Ce lancement intervient toutefois dans un contexte de ralentissement de la croissance du marché électrique mondial. Plusieurs constructeurs ont récemment revu à la baisse leurs ambitions en raison d'une demande moins dynamique qu'attendu. Ferrari elle-même a réduit ses objectifs de part de marché électrique à l'horizon 2030. Cette première Ferrari électrique illustre ainsi la complexité de la transition énergétique dans le segment du luxe : les marques doivent répondre aux attentes réglementaires tout en préservant leur identité et leur promesse de performance.

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