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25 ans du CNSR : Trois nouvelles recommandations face aux nouveaux enjeux de la sécurité routière

Publié le 18 septembre 2026

Le Conseil national de la sécurité routière a célébré ses 25 ans le 17 septembre à Paris. Une journée marquée par l’adoption de trois nouvelles recommandations, mais aussi par des échanges sur les enjeux auxquels la sécurité routière doit aujourd’hui répondre en France, en Europe et dans les territoires. Le MAP, l’Observatoire des experts de la mobilité de la FFEA, était présent à ce rendez-vous.

 

Depuis un quart de siècle, le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) constitue une instance de concertation et de proposition réunissant les différents acteurs concernés par la sécurité routière.

Le 17 septembre, ses membres étaient réunis à Paris pour une journée anniversaire associant une réunion plénière le matin et trois tables rondes l’après-midi.

Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Estelle Balit, déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Yves Goasdoué, président du CNSR, et Jean Todt, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la sécurité routière, ont introduit cette journée, avant de prendre part aux échanges qui ont accompagné ce 25e anniversaire.

Trois nouvelles recommandations adressées au Gouvernement

La réunion plénière a constitué le premier temps fort de la journée. Trois recommandations, fruits des travaux conduits au sein des commissions du CNSR, ont été présentées par leurs présidents avant d’être débattues et soumises au vote. Ces présentations ont également donné lieu à des échanges avec la ministre déléguée sur la vision du Gouvernement concernant les sujets abordés.

La première recommandation, issue de la commission « Éducation routière, apprentissage tout au long de la vie, risque routier professionnel », porte sur le renforcement du continuum éducatif en matière de sécurité routière.

Elle propose notamment de développer l’apprentissage de la sécurité routière tout au long de la scolarité, de renforcer la perception du risque et la connaissance du partage de la route entre les différents usagers, mais aussi de favoriser l’apprentissage anticipé de la conduite. Elle intègre également les nouvelles formes de mobilité et certains véhicules accessibles dès 14 ans.

La deuxième recommandation résulte des travaux de la commission « Infrastructures, innovations technologiques, partage de la route, actions locales ». Elle propose la création d’une Journée nationale des victimes des drames de la route, destinée à entretenir la mémoire collective, à soutenir les victimes et leurs familles et à renforcer la sensibilisation et la mobilisation autour de la prévention des risques routiers.

La troisième recommandation, élaborée par la commission consacrée notamment à la santé, aux addictions, à l’aptitude à la conduite et à la prise en charge des victimes, concerne l’aptitude médicale à la conduite.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la directive européenne 2025/2205 relative au permis de conduire, le CNSR recommande la mise en place d’un auto-questionnaire préalable à la délivrance ou au renouvellement du permis, en alternative à un examen médical systématique pour les catégories concernées.

Le dispositif est envisagé comme un outil de prévention et de responsabilisation. Il doit permettre au conducteur de s’interroger sur son aptitude et, lorsque cela apparaît nécessaire, de l’orienter vers une évaluation médicale. Une expérimentation est prévue avant une éventuelle généralisation.

Des territoires à l’Europe, élargir le regard sur la sécurité routière

Au-delà de l’adoption de ces recommandations, l’après-midi a permis d’élargir la réflexion à travers trois tables rondes.

La première était consacrée au partenariat entre l’État, les collectivités territoriales et les associations, mettant en évidence la dimension locale des politiques de sécurité routière.

La deuxième a porté sur la sécurité routière en Europe et à l’international. Les échanges ont croisé les regards des Nations Unies, de la Commission européenne, de l’European Transport Safety Council, de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière français et de l’Observatorio Nacional de Seguridad Vial espagnol.

Enfin, une troisième table ronde a abordé la recherche, l’innovation et la prise en charge des victimes, avec notamment la participation de représentants de l’Inserm et de l’UTAC ainsi que d’acteurs associatifs.

Ces trois séquences ont ainsi permis d’aborder la sécurité routière sous des angles complémentaires, des politiques territoriales aux comparaisons internationales, en passant par la recherche et les évolutions technologiques.

Le MAP présent au sein des réflexions du CNSR

Le MAP, l'Observatoire des experts de la mobilité de la FFEA, était représenté lors de cette journée par son directeur, Laurent Hecquet, membre titulaire du CNSR au titre de la CFEA (Confédération française de l’expertise automobile).

Cette présence permet à l’expertise automobile de contribuer aux travaux du Conseil, mais aussi au MAP de suivre au plus près les réflexions qui accompagnent les transformations de la mobilité, des véhicules, des usages et de la sécurité routière.

Pourquoi la sécurité routière semble-t-elle marquer le pas ?

Au-delà des recommandations adoptées et des différents sujets abordés, une question de fond a traversé cette journée anniversaire. Après plusieurs décennies de progrès, pourquoi la sécurité routière semble-t-elle aujourd’hui marquer le pas en France ?

Évolution des comportements et des usages, nouveaux modes de déplacement, partage de la route, vieillissement de la population, technologies embarquées, infrastructures, prévention… Les enjeux auxquels doit répondre la sécurité routière évoluent et invitent à réinterroger les leviers permettant de poursuivre la réduction de l’accidentalité.

Cette question sera au cœur du prochain webinaire du MAP, organisé le 15 octobre, avec notamment la participation d’Yves Goasdoué, président du Conseil national de la sécurité routière.

Un prochain rendez-vous pour dépasser le seul constat et tenter de mieux comprendre les transformations auxquelles la sécurité routière doit aujourd’hui faire face.

 

Pour en savoir et/ou vous inscrire au Webinaire du MAP cliquer sur l'image

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